Grand Duc Duo - 27 Juin 2010
Mais qu'est ce qu'on est con de faire de telle chose .... mais qu'est ce que c'est bon !!!
Quelle connerie j'ai eu comme idée de m'inscrire à se truc !!!!
Tout commence il y a quelques mois où une amie me propose de faire le grand duc avec elle ...
Le Grand Duc ... en duo ? pourquoi pas, j'y ai vue l'ambiance l'an passé et ça m'a bien motivé ....
Nous voila partie dans l'idée ... Bon, élo n'est pas encore sûr de courrir avec moi mais l'envi de le faire est dans la tête.
Une fois l'abandon d'élo pour courrir avec une autre personne (
) mon coéquipier est rapidement trouvé par un ami ...
La suite sera une petite préparation les week end de fin mai et début juin vélo, rando et rando puis vélo.
La préparation ne fut pas au top pour se type de course mais je compte sur mon hiver pour le reste .... et surtout sur ma gestion d'effort !!!!)
La fin de préparation ne fut pas très bonne entre les déplacements, les pieds abimé et le mauvais (vous savez quand on a rallumé la cheminé fin juin .....)
Après un week end à la mer et un au cinéma nous voila le week end fatidique !!!!
Bref, nous voila le samedi avec plein de monde au soleil devant la salle des fêtes de saint pierre de chartreuse à écouter le briefing .... tien, se sera encore plus long ....
Le temps de récupérer les dossards et de manger un bout nous voila de retour à la maison pour manger se préparer et dormir ... demain est un grand jour ....(long surtout
)
sur place à 9h00 il n'y a pas grand monde à part les brocanteurs ...9h30, 10h00, je suis prêt sur la zone de relais ....
On avait dit entre 10h et 12h ... plus qu'à attendre ... 1h45 à attendre planté comme ça c'est long !!!!!
11h50, le voila enfin pour me libérer ...
- La course commence
Me voila partie à petite foulée, je sais pas trop quel rythme prendre, 40km c'est long surtout avec 2700m de D+ ...
Je pars avec précaution mais en courant, 2km plus loin, la montée arrive, les bâtons à la main, j'attaque avec prudence, j'ai toujours autant de mal à être bien sur les débuts de course à pied ... un muscle qui tire, un genoux qui râle, une cheville qui fait des siennes .... j'avance à mon allure que je trouve un peu rapide mais je garde se rythme qui est celui où je me sens le mieux.
Je double pas mal de Solo qui commence à avoir du mal ... dommage pour eux, c'est même pas encore la moitié .... J'en profite qu'en même pour tous les encourager à chaque fois que je les doubles.
Rapidement dans la montée, un homme en duo me double .... je ne tente même pas de m'accrocher tellement il va vite ... un autre est là qui me rejoint doucement, il a une allure très spéciale d'avancer, rapide mais je n'arrive pas a savoir si c'est efficace ... il me rattrape et je me colle derrière lui tout en pensant à ne pas me fumer ...
La montée se passe, et nous voila au sommet (150m, c'est pas trop long lol) je repars en petit foulée sur le plat et la descente dans la forêt. Le temps de faire la bise aux Bavoux que je remercient au passage de leurs encouragements bien utile !!!!
Le coureur bizaroïde n'est plus là, il semble ne pas descendre trop vite ....
La descente est courte et me voila repartie dans la montée. Cette fois c'est fois c'est 600m de D+ qui m'attend)
Je pars toujours prudent dans cette montée. Les bâtons à la main, j'enfile les virages et les doublement de solo. J'ai, dans cette montée) de très bonne sensation, je reste néanmoins raisonnable à ne pas trop courir dans les montées, et ne pas trop forcer en marche.
100m avant le sommet le coureur bizaroïde me rejoint, je le perdrait sur un petit plat où j'ai courru et pas lui, ...
Toute la montée sur la Pinéa se fait dans la forêt de Chartreuse que j'affectionne tellement ... dense, fraiche et belle ... les dénivelés passent et me voila au sommet ... petit coucou à mireille et c'est partie pour la descente.
Je ne sais pas trop qu'elle allure prendre, vite lent, prudent efficace ???? se sera vite et efficace !!! dans cette descente, j'ai due doubler encore une dizaine de personne ... je fait pratiquement tout en courant, le terrain juste un peu humide me fait parfois quelques frayeurs qui calmes mes ardeurs ...
Me voila en bas, plus qu'à rejoindre le col des charmettes, je pensais qu'il serait plus prêt suis là ... je cours tranquillement sur les larges chemins de tirages et je rejoint enfin le ravitaillement au col avec un Duo qui me rejoint au même moment ...
Dans la foule, je retrouve mes parents et ma marraine venue m'encourager pour l'occasion.
Je me sens très bien, mes chaussures sont génial en montée comme en descente (ha oui je vous ai pas dis c'est la première fois que je fait quelquechose avec !!!! je les ai acheté une semaine avant .....) Les sensations sur cette partie ont été bonne, plus qu'à voir se que donne la suite ...
Je repars rapidement du ravito. Un peu plus loin controle du dossard et ravitaillement en eau que je chunterais, j'ai encore assé d'eau dans mon camel.
La suite du parcours est simple, direction le col de la petite vache (vers la Sure pour les incultes)
Je suis passé il y a longtemps par ce chemin mais je ne me rappelais plus de ces grosses bosses raides dès le début !!!!! c'est rude !!!!!
Je prend un rythme moins rapide, la foule est derrière, on peut avancer tranquillement ...
Le duo qui m'a rejoint juste avant le col me rejoint et me pose bien facilement, je n'essai mêm pas de m'y accrocher ... on se reverra à l'arrivée ... peut être ...
Je suis un peu seul sur les chemins, je profite du paysage de la montagne ... je me repose un peu aussi, comme je le prévoyait, je suis moins bien qu'au début ...
La montée passe et me voila au col de la petite vache. Pendant la descente sur le col de la Sure une crampe me rappel à l'ordre ... une crampe, alors que je suis très loin d'être arrivé, c'est pas bon signe ....
Bon, je mange, je bois, je ralenti ... la douleur repart doucement ... mais je suis pas trop rassuré pour la suite ...
Les hauts plateaux de la Grande Sure sont en plein soleil, il est environ 14h et il fait lourd ... le temps n'est pas à son mieu pour notre passage. Heureusement que parfois un petit vent frais nous aère ...
N'étant pas au meilleur de ma forme et le temps ne si prétend pas, je continu ma progression à basse allure ...
Le col de la Sure passé, "direction tout droite" qui disent "Direction Hurtière" ...
A Hurtière, je fait une bonne pause pour reprendre de l'eau de source de Chartreuse, manger de chips qui sont enfin là (pas vue avant ...)
Quelques étirement sur les adducteurs, mini repos et c'est reparti mon kiki ...
Très rapidement après mon départ (2min) je ressent des crampes sur les adducteurs .... ben c'est malin, je viens de les tirer ....
Je manger et je bois encore, un gel, une barre endurance, de l'eau ... et plus qu'à serrer les dents jusqu'à se que ça passe !!!.
Au col au dessus d'Hurtière je parche doucement jusqu'à la descente ... malgrès cela, je double quelques solo en déperdission dans cette chaleur insoutenable, personnellement, je suis complètement trempé de transpiration.
Les hauts plateaux passent et je reprend de la force sur la fin, je cours un petit peu sur les plat et les petites descentes ... puis vient LA grande descente. Là je rattrape Olivier Gignioux qui fait la course en solo est qui est pas très bien, je le double prend des nouvelles et le quittent pour "the" descente. C'est simple il y a 970m de D- droit dans la descente....
Je pars un peu prudent par peur de prendre des crampes, puis doucement, la vitesse vient et je prend un rythme "soutenu" que je tiendrai jusqu'en bas à Proveysieux ... Je me demande encore comment mes cuisses et mes genoux ont tenu toute la descente sans arrêt ... sur la fin j'ai quand même marché sur les portions plates ....
Proveysieux, le ravito est le bienvenu, je refait le plein d'eau, et de bouff et découvre une nouvelle technique de ravitaillement, les chips dans le verre !!!! Ben oui, les chips c'est bon pour la course mais c'est dur d'en manger plein alors j'en emmène dans mon verre !!! Avant de partir je fait des étirement dans tous les sens sur mes jambes car je sens bien qu'elles ont bien chauffé ... Un petit plongeon de tête dans la bassine d'eau et me voila repartie pour une montée de 400m.
La montée au "Pas du Sappey" est sympa, bien que "naturel et direct" le passage dans la brousse nous fait pas trop penser à la chartreuse. le tracé sur cette section est simple, c'est tout droit dans la pente et c'est raide non de dieux !!!!!
Le petit passage avec la main courante nous finira sur cette montée !!! L'attaque de la descente fait mal, j'ai des crampes et je suis obligé de m'assoir quelques secondes pour me soulager les jambes ...
Je repars tant bien que mal et attaque le début du chemin de descente qui se transforme rapidement en descente infernal ... Je ne sais comment mais j'ai plus de crampe et j'ai trouvé un rythme rapide qui me permet d'avaler cette descente qui sera pour beaucoup un calvaire (et je les comprend !!!!) pour ma part, je croise mes parents mais ne m'arrête pas (pas possible trop dur !!!) la fin de la descente s'aplatie et j'arrive à courir un peu sur le chemin plat ... nous voila dans un hameau de Quaix en Chartreuse, malheureusement il faut encore descendre et remonter pour arriver au ravito ... la fontaine va bien nous rafraichir ...
Après la remontée, les portions de plats sur la route auraient pu être faite en courant mais plus les jambes pour .... - "le ravito est juste après ..." qui disent, il en a fallu beaucoup qui le disent pour que ce soit la réalité ...
Sur ce ravito à l'ombre et bien accueillant, tout le monde est fatigué, moi compris, une douche offerte par le monsieur au jet d'eau et des étirements plus tard, je repars pour la dernière montée de la journée ... mon verre plein de chips scotché au sac, je reprend un rythme intéressant, je ne sais pas trop pourquoi mais me voila repartie comme un avion, j'ai évidement mal aux jambes mais j'avance à bonne allure et je gère pour ne pas prendre de crampes ...
Dans la descente sur Quaix en Chartreuse, j'ai rattrapé le duo qui m'avait doublé juste après le col de la charmette, vous savez celui qui est partie comme un avion ... ben l'avion à des crampes ... le pauvres
...
Cet homme est encore devant moi en ligne de mire et ma fougue me fait repartir à la chasse, c'est difficile mais je reprend tout doucement de la distance sur lui ...
Sur le dernier ravito du mont quaix je ne fait que me rafraichir la tête, sachant se qu'il me reste en eau et en bouche je sais que je finirais avec.
Sur un passage de route, je gagnerais quelques secondes très motivantes lorsqu'il s'arrête pour s'étirer ... A vouloir le doubler, je commence à m'arracher les poumons, pas grave c'est fini, la montée fait 450m, je reprend du temps sur l'avion tout en doublant tout deux d'autres solos qui discutent sur leurs fin de parcours (on croirait qu'ils sont en balade
)
Doucement, je rentre dans ma bulle et j'avance, sur cette montée, et pour la première fois depuis le départ, j'ai mis les dragonnes de mes bâtons, je crois que j'ai jamais aussi bien fait de la marche bâtons !!!!
L'allure et soutenu pour moi ... je rejoint enfin l'avion (tout en rouge d'ailleurs) qui a l'air bien fini (comme moi)
Je le double doucement et met quelques mètres entre nous.
Les derniers 100m de la journée sont la devant moi sur une grosse montée bien raide toute droite. L'avion toujours avec moi, on rejoint des équipes de 5 et de mixtes-duo ...
Je me cale d'abord derrière puis double ces équipes, décidé à distancer l'avion pour éviter les problèmes à l'arrivée, j'avoues que je me met à se moment dans un état assé violent, je ne sens plus mes jambes qui se crampes par moment, je suis dans ma bulle, la respiration forte qui fait un bruit lancinant qui fait un peu peur ...
La fin de la montée approche, heureux, je ne relâche pas l'effort, mais la fin de cette satané montée plate à multiple ressaut sera dur pour mon mentale, j'ai distancé, les équipes et l'avion mais j'ai des crampes qui montent très forts ... wouha ça va faire mal ....
Pas manqué, quelques mètres après le sommet enfin là, le chemin passe derrière un bosquet et 3-4 crampes viennent me bloquer complètement sur place, je tente de continuer sans succès, j'attend quelques secondes et repars tant bien que mal.
Je descends en retrouvant ma position de la descente de proveysieux, même pas mal aux jambes !!!!
En bas, papa m'attend et m'encourage, je ne peux même plus parler, les larmes de douleurs sont au bord des yeux et j'ai très mal .....
Je me met comme je peux à courrir, je ne veux pas que l'avion rouge me rattrape, alors je cours, j'ai l'impression d'être forest gump avec ses jambes tenu par des attelle de bois ... j'ai les jambes toutes crampés et je lutte très très fort pour tenir jusqu'à cette foutu arche qui ne veux pas se rapprocher ...
J'arrive enfin dessous, et je m'écroule à terre les crampes me foudra complétement les jambes et le monsieur du controle me fait des étirements et mon papa prendra le relais pendant 5 minutes pour que je puisse être soulagé.
Je suis allongé sur le dos, en hyper ventilation, au bord des larmes, et complétement vidé de toute énergie, je crois bien que j'étais pas loins des pommiers ....
J'ai réussi à calmer l'hyperventilation et à retrouver l'énergie pour m'assoir, j'essai de prendre une gorgé d'eau .... ha bah yen a plus .... calcule parfait .......
Je vous laisse imaginer le reste de la soirée, repas (pas trop d'apéti) descente à la maison et groooooos dodo avec plein de mal de jambe .....
Le bilan de cette journée sera difficile à établir sur l'état.
Frustré de mettre 7h50 pour faire un 23ème temps, je manque d'entrainement de course à pied.
Heureux d'avoir fini cette satané course, et l'envi d'en faire d'autre ... en s'entrainant avant ....
La suite au prochain numéro ....