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Le blog de lefouduroi

Corse trip V3

9 Novembre 2015, 19:21pm

Publié par lefouduroi

Revenons sur ce séjour en Corse en juillet 2014 :

Les bases :

- 1 club

- 1 îles

- 3 encadrant

=> Camille fera l'intendance, Yann et moi la rando :D

- 8 jours de stages

- 13 Jeunes

1er jour, voyage évidement, mais pas que :

1er jour ... ou première nuit !!!

Au matin du premier jour, même si nous partons à minuit, il y a plein de chose à faire ...

Les courses par exemples, ou récupérer les 2 bus (oui, les deux, chui trop fort :) ), préparer mes affaires, charger tout le matériel dans le camion, refaire un point sur les listes de matériels, etc ... bref, je suis à la bourr' mais ça passe !!!

Rdv le soir à Crossey pour 5h de route direction Nice.

Avec Camille, nous arrivons avec les 2 minibus au lieu de rdv, les jeunes sont déjà là près pour ces vacances de rêves …. Ils ne savent pas encore ce qui les attends !!

Le chargement est vite fait et nous partons en direction de Nice, l’autoroute est cette année privilégié pour faciliter le confort et limiter les risques d’accidents. Tant mieux pour nous, il y a juste à mettre le régulateur et à laisser rouler.

L'autoroute passe vite et on y arrive sans problème à destination pour le petit matin.

Arrivée à Nice avec un peu d’avance, Yann test son application du carburant le moins chère en nous faisant visiter l’arrière-pays niçois … « c’est beau mais c’est pas notre direction Yann !!»

C’est bon le plein est fait, il nous reste à nous rendre sur le port, à déposer les jeunes pour aller rendre un des 2 minibus à la gare de Nice. Le temps de trouver la gare et nous voilà, Camille et moi, de retour au port pour embarquer.

A notre retour, je retrouve Yann et les jeunes « affalés » dans les fauteuils du port … la nuit aurait-elle été courte ???

Le temps de récupérer le billet et l’autocollant du camion et nous voila dans le bateau.

Le bateau est un petit moment de répit, mis à part surveiller les jeunes, pas grand chose à faire, à part profiter du paysage :) ... bon le paysage sur un bateau, c'est de l'eau, des vagues, de l'eau ... quelques dauphins ... de l'eau ... des vagues ...

Les jeunes divaguent ou dorment sur le navire, on peut faire une petite sieste plus ou moins récupératrice …. Certains en profiteront plus que d’autres…

Calvi : Les vacances commencent :D

Arrivée sur Calvi, nous avons un peu de temps, temps pris pour profiter de la mer, après 5h de routes et 6h de bateau, se détendre dans l’eau fait un bien fou, d’autant plus qu’une eau chaude et turquoise agrémente notre paysage sur la baie de Calvi.

Les jeunes sont heureux et commencent déjà à jouer, ils ont bien tenté de me couler mais sans succès … pas simple de faire basculer 75kg !!! Ils étaient pourtant tous sur moi :p

Le temps que Camille fasse quelques courses de produit frais, nous patientons au bord de la plage avant de commencer les rotations au premier campement : Bonifatu

Lors premiers montages de tentes, on se rend vite compte des expérimentés et de ceux qui ne le sont pas :D. C’est également le moment du premier repas. Nous avons la chance d’avoir 2 tables, pour 16, ce sera nickel …

2 Grandes tables tout confort

2 Grandes tables tout confort

La nuit arrive vite et tout le monde se couche. Le fait d’être en vacance me donne envie de dormir à la belle étoile. Mon campement est installé et je peux dormir. Le sol est un peu dur la première nuit mais il va falloir s’y habituer …

Cette fois encore, le renard local viendra faire un tour du coté de notre campement, et en profitera pour humer les cheveux de Camille …

Au petit matin, on verra que celui-ci a visité aussi notre poubelle que l’on a oublié de jeter … faut aussi que l’on se remette aux bonnes habitudes …

Le premier jour est toujours difficile, chacun doit retrouver ses traces, ses habitudes, c’est pour cela que l’on part avec 30 minutes de retard … (ou 1h je sais plus).

Première étape : Bonifatu – Galeria

C’est partie, nous attrapons le chemin et la machine se met en route, je me positionne à l’arrière du peloton tandis que Yann prend la tête.

Le rythme se prend rapidement et les jeunes prennent leurs positions selon leurs formes. L’arrière est plutôt bavard et se détache un peu du groupe … je tente de remotiver les troupes et de prendre un rythme afin de ne pas trop perdre l’avant. Ce sera ma principale mission/occupation du stage …

C’est le premier jour, Yann est en forme et, après une pause boisson et rassemblement, reprend un rythme progressif qui va tester les jeunes dans leurs premières limites !!! La montée s’accélère et l’arrière lâche rapidement, devant ça file !!!! Mais on voit que certain ne tiennent pas.

A l’arrière, Emma à rejoins le groupe et met un rythme plutôt rapide qui permet, après le temps de chauffe, de reprendre tout doucement les jeunes qui ne tiennent pas derrière le rythme effréné de Yann. 600m plus haut, le haut de la balade est atteint, chacun peut se poser un moment pour manger des abricots secs.

La pause s'impose

La pause s'impose

Plus qu’à descendre sur Galeria, enfin presque, on est en haut de la première montée, mais il faut traversée le massif avant d’attraper un col qui nous permettra de redescendre à Galeria.

La descente se fait doucement, il faut prendre ses marquent en descente. Le repas sera au col juste avant la descente finale …. Vers les piscines naturelles de la rivière …

 

L'arrivée aux piscines

L'arrivée aux piscines

Ben oui, on n’est pas là que pour marcher !!! En bas de la descente se trouve une rivière offrant de belle piscine et des sauts. Ce sera l’occasion pour les jeunes de refroidir le radiateur et de se détendre avant de reprendre une petite heure de marche pour rejoindre le camion. Les plus rapides et chanceux pourront se baigner une seconde fois le temps de faire l’aller-retour vers le camping.

La soirée sera rythmée des préparations de repas et des casses croutes des jours suivants, du repas et du couché.

Seconde nuit à la belle étoile pour moi avec quelques jeunes qui profite de la bâche et de la chaleur pour évacuer leurs tentes… Pas de renard pour cette nuit …. Mais un âne et toute une bassecours en guise de chanson du soir :D

Corse trip V3

Second jour : Galeria – Girolata

Etape 1 de 2 jours d’autonomies, les jeunes refont leurs sacs mais il faut cette fois prendre duvet et tente. Les sacs sont fait mais beaucoup débordent voir pire … Yann et moi faisons quelques mises au point sur les affaires à prendre et sur la manière de faire son sac …. Certain l’appliqueront …. D’autres auront plus de mal ….

Départ tardif avec le chargement, on ne voit plus la tête de certain !!

Départ tardif avec le chargement, on ne voit plus la tête de certain !!

Avec encore un bon retard, nous prenons enfin le départ de notre journée. La chaleur se fait sentir et le départ en retard n’arrange pas les choses. Le début en forêt nous permet quand même d’avoir un peu de protection mais au fur et à mesure que l’on avance, la chaleur augmente et la protection de la forêt diminue, d’autant plus que la pente, elle, augmente très fortement …. Des trous se creuses mais Yann fait des arrêts pour se ravitailler. Ça monte, ça monte … et même les vaches cachés dans les arbres ne nous ferons pas flancher, mais c’est dur !!! La pente est raide et il est difficile de tenir le rythme. Le poids des sacs n’aidant pas …

Oui, je m'amuse aussi un petit peu !!

Oui, je m'amuse aussi un petit peu !!

Nous arrivons enfin en haut des 800m de dénivelé positif. Nous n’avons pas fini la montée mais nous avons fait le plus dur. Reste à parcourir les crêtes à la recherche de l’antenne annonciatrice de descente sur Girolata.

Le ciel est bleu, la mer est en bas, nous sommes en montagne, toutes ces choses nous font un peu oublier la souffrance que nous sommes en train d’endurer.

Personnellement, je dégouline bien correctement aujourd’hui et un verre d’eau en dessous de mon visage se serai surement trouvé rempli en fin de journée, voir avant …

L'objectif, Girolata, est en vue, mais il y a encore de quoi faire ...

L'objectif, Girolata, est en vue, mais il y a encore de quoi faire ...

La descente sur Girolata attaque par une partie plutôt raide. L’objectif étant de ne pas se faire mal, nous descendons chacun à notre rythme (enfin, moi je reste derrière) et on se retrouve après la portion délicate pour repartir dans la chaleur corse sur le long chemin qui nous conduira jusqu’à Girolata.

 

Girolata, petit village au bord de la mer, sans accès routier. Son mini-fort, ça crique, les roches rouges de la zone protégé, on est heureux et on en profite !!!

D’autant plus qu’aujourd’hui nous ne cuisinons pas !!!

c'est sympa ce coin non ?
c'est sympa ce coin non ?
c'est sympa ce coin non ?
c'est sympa ce coin non ?

c'est sympa ce coin non ?

Le restaurant du camping nous concoctera un repas très haut de gamme, avec ça soupe de poisson (et ça rouille …..), son rizoto accompagné d’une brique de légume et du poisson ( musqué ??) frais et bien bon pour finir par le dessert digne des grands resto (truc de mousse avec de la mousse framboise et du chocolat) … dément. On notera la rencontre avec le serveur qui officie sur les remontées mécaniques des 7 laux l’hiver … drôle de vie …

 

ma bonté me perdra :

Nouvelle nuit à la belle étoile. Après que les voisins ivrognes ai fini de faire du bruit vers 2h du mat, et que la bassecour (encore) ai laissé passer l’éventuel bête sauvage, je regretterai avoir prêté un bout de ma toile de sol à Eliot, j’aurai un ronflement « continuel » à 1m de mes pauvres oreilles …. Déjà que j’ai la radio toute la journée …. La nuit sera courte et le réveil un peu difficile …. Mais le pti déj au resto va me remettre les idées en place et d’aplomb pour la journée.

ça monte dur ... et ça parle moins !!!!

ça monte dur ... et ça parle moins !!!!

 

Etape 3 Girolata – Porto :

Les tentes rangés et les sacs faits, nous repartons en direction de Porto.
La première bosse calme quelques ardeurs, la seconde sera encore pire. Après avoir rejoint le col et la route, nous engageons notre chemin sur une crête bien raide, sans arbre pour nous protéger.

Avec le temps lourd, le poids des sacs et la pente, il est difficile de tenir le rythme. Une des pipelette à un peu de mal et je tente de la motiver et de la faire avancer. Je sens que tout ne tourne pas rond, elle ne dit rien et il me semble bien entendre un rythme respiration « étrange », (nous sommes là aussi pour repousser, un peu, nos limites) …. - Limite atteinte -

Une petite crise d’asthme  se déclenche en pleine montée. Heureusement, la ventoline n’est pas loin et permet de calmer tout ça rapidement !!! On repart après qu’elle est repris son souffle, je pousse un peu moins, parfois il faut savoir s’adapter …

Peu après, c’est repartie, la pente est moins raide et les nuages limites la chaleur étouffante.

Le sommet est atteint, après un petit passage délicat, nous engageons notre descente sur Porto. Descente agrémenté de quelques remontées courtes mais intenses … le décor est un peu différent, après les paysages mer/montagne du début, nous sommes plus dans les terres, entre les pins, les chemins charnus et les cailloux partout.

c'est par où le chemin ???

c'est par où le chemin ???

Pendant notre descente, la pluie montre le bout de son nez et chacun sort sur-sac et veste. Pour ceux qui n’en ont pas, c’est plus à la bonne franquette, avec une veste, le sac est protégé …

Les averses ne durent pas et ne sont pas méchantes. Nous arrivons au point de rendez-vous et nous pouvons enfin nous reposer. On sent dans les jeunes un peu de fatigue. Nous avons fait 3 jours de randonnées et les organismes commencent à fatiguer. Certain dorment déjà sur le lieu d’attente.

Après une petite visite des contrées Corse par Camille, nous sommes de retour à la civilisation de Porto. Port mythique, nous ne sommes pas comme d’habitude, au camping municipal qui permet un accès rapide à la mer, celui-ci étant en rénovation pour cause de non conformité.

Cela impose au jeune de faire un choix car, en plus du fait d’avoir pris du retard le matin et sur la route, il est nécessaire de faire un choix entre mer et emplette … Seul Eliot et moi iront à la mer, … on aura le temps d’acheter une glace au passage histoire de faire travailler quand même les commerçant Corse.

Nouvelle nuit à la belle étoile sans incident notoire mis à part le fait d’avoir choisi un lieu un peu trop pentu qui me fait glisser …La nuit sera bien réparatrice après avoir migré sur une zone plus plate ….

Sympa non ? ("Organisation" de tente chez les garçons ...)
Sympa non ? ("Organisation" de tente chez les garçons ...)
Sympa non ? ("Organisation" de tente chez les garçons ...)
Sympa non ? ("Organisation" de tente chez les garçons ...)

Sympa non ? ("Organisation" de tente chez les garçons ...)

Etape 4 Porto – Evisa – Col de Vergio

Petite étape aujourd’hui, nous partons en 2 groupes par minibus pour rejoindre notre chemin.

Premier groupe à partir avec les moins rapide, je présente au jeune l’objectif du jour :

- 600m de dénivelé, que de la montée

- Ne pas se faire rattraper par les autres ….

Nous partons plutôt tranquillement, c’est moi qui mets le rythme et mon moteur à toujours du mal à se mettre en route … (ha ... la vieillerie ….)

Le jolie petit pont de pierre

Le jolie petit pont de pierre

Une fois chaud, j’accélère un peu et prend un bon rythme. On aura tout de même le temps de prendre quelques photos. Après une zone vallonnée, on arrive sur la partie qui monte vraiment. J’imprime un rythme progressif et rapide, les jeunes discutent mais je sens bien qu’ils ont du mal à respirer à et sortir une phrase d’un seul cout !!!, signe que l’allure est bonne …. On monte, on monte … on fait des mini pause pour ceux qui n’ont pas de poche à eau afin de boire un cout. Le rythme continu. Les gens que l’on croise sont impressionnés par le rythme, cela confirme mon impression, nous allons vite !!!!

Nous avons quitté le minibus à 8h20, à 9h40, nous sommes à Evisa et Louis à même encore la force de finir en courant la montée !!! Jolie, Emma et Anaïs essaieront bien de suivre mais ça monte quand même un peu …. Plus qu’à attendre le second groupe.

Par mini étape, nous progressons jusqu’au centre du village. Le temps pour moi d’acheter une carte postale et une boisson et nous rassemblons les 2 groupes.

Une macarena pour accueillir le second groupe

Une macarena pour accueillir le second groupe

A la surprise de tous, nous avons mis moins de temps que le second groupe qui, sous l’impulsion de Yann, a mis les bouchés doubles pour monter (1h30 pour eux contre 1h20)…. D’un côté fière, d’un autre interrogatif, je me demande bien comment on a fait !!! Yann se pose la même question …. On n’aura pas la réponse …

Nous repartons tous ensembles vers la suite de notre voyage. Le joli village d’Evisa est vite traversé et nous rejoignons le large chemin qui nous mène aux piscines naturelles.

Les discussions vont bon trains et le rythme n'est pas le même qu’au début … ce qui ne plait pas trop à Yann !!!

Les piscines sont atteintes. Le temps de la baignade est arrivé. Il est surprenant comme de l’eau peut rendre un jeune rapide !!! Le changement est éclair et ils sont vite auprès de l’eau mais celle-ci va vite les calmer …. Hé oui, les rivières, c’est de l’eau froide, et pas chaude, en plus, des étranges petites bêtes bloquent certain(e)s …

Je réussi à me plonger dedans à plusieurs reprise pendant que les jeunes profitent et inventent des toboggans dans la rivière.

Découverte des vasques

Découverte des vasques

Après un bon repas, et une nouvelle phase de baignade, il est temps de reprendre la route, bizarrement, il est plus difficile pour les jeunes de ranger leurs affaires et se préparer.

C’est repartie, la chaleur est bien là et nous en souffrons bien, le chemin alterne entre ombre et soleil mais on a toujours aussi chaud. L’effet de groupe se fait sentir et Yann me dit de lâcher la queue de peloton … Ce sera pour moi l’occasion de me dégourdir les jambe en prenant mon rythme … voir plus … je remonte petit à petit les jeunes jusqu'à Yann, et continu même sur ma lancé pendant quelques minutes. Que ça fait du bien de se défouler, de trouver son rythme, de sentir qu’on est à fond … (oui je sais je suis fou …) ...

A un moment Eliot, qui s'était accroché au train me pose une question : « C’est loin après le col de Vergio ??? »

Bizarrement je pressens une idée derrière cette question et effectivement, celui-ci souhaite continuer jusqu’au camping au lieu de prendre le minibus. Après concertation avec Yann, le projet est validé, nous continuerons tous les 2 jusqu’au bout. L’objectif du stage et de s’entrainer, autant dire que nous n’avons pas pris ce rajout pour une balade. Après la zone plate réalisé à bonne allure mais en discutant, nous avons attaqué les 300m de montée à une allure où ne nous pouvions pas parler … pour les connaisseurs, nous avons tout fait à 900m/h (avec des sacs bien chargés ...) … La montée fait mal, mais nous arrivons au sommet, bien fatigué, mais content d’avoir tenu le rythme …

C'est beau ici
C'est beau ici
C'est beau ici
C'est beau ici
C'est beau ici

C'est beau ici

Plus qu’à engager la descente. Le temps de ranger les objets qui volent, de resserrer les bretelles du sac et c’est partie pour une descente en marche/course, j’ouvre la route et Eliot suis ... comme il peut …

Nous tombons sur le GR20 qui rejoint le camping, le chemin et conçu de nombreuses petites bosses de quelques mettre que l’on fait au début en courant …. Ensuite en marchant mais en tenant le rythme …

Nous arrivons enfin au campement en moins d’1h … jolie perf, on prendra le temps de boire une petite boisson réparatrice accompagné de saucisson bien bon en guise de gouter :D

C'est toujours meilleur quand on a souffert et qu'on est en montagne.

Le reste de l’après-midi sera consacré à monter les tentes et préparer les repas du soir et des jours suivants.

Le soir le renard local fera son petit tour à 22h30 (avant que je me couche) et repartira de notre campement bredouille … non mais !!!

Ici, les hommes sont parké et les animaux à l'extérieurs ... les habitant locaux
Ici, les hommes sont parké et les animaux à l'extérieurs ... les habitant locaux

Ici, les hommes sont parké et les animaux à l'extérieurs ... les habitant locaux

Etape 5 : Col de Vergio – Refuge de Manganu :

Une belle étape est prévu, belle par son paysage, et belle par ça longueur …

Pour le paysage on repassera, le temps très couvert nous a gentiment offert une arrosé à 6h du mat histoire de me réveiller (bah oui je dormais dehors ... encore … mais protégé par mon poncho ). Certain auront la chance que je me réveille pour mettre les chaussures qui traine dehors à l’abri car l’eau, ça mouille !!!!

Le petit déj est vite pris pour préparer les affaires de la journée, duvet mais aussi bouff pour 4 repas + réchaud … ça va faire lourd dans les sacs tout ça …

C’est avec 1h de retard - encore - que l’on part cette fois dans la grisaille, histoire de changer on commence par de la descente, pas très longtemps, ensuite c’est plat un bon moment avant de rejoindre la montée vers le col. Ça monte et ça pique !!! Les jeunes mettent les sur-sacs et les vestes pour ceux qui ne l’on pas fait. Le brouillard est tout autour de nous et par moment, je ne vois même pas Yann qui est devant le groupe à 15m environ … ambiance ambiance !!!

Vous nous voyez là ?? c'est beau non ???
Vous nous voyez là ?? c'est beau non ???
Vous nous voyez là ?? c'est beau non ???
Vous nous voyez là ?? c'est beau non ???

Vous nous voyez là ?? c'est beau non ???

Une fois au col, encore un peu de montée puis quelques passages sur des rochers et quelques longueurs plus loin, nous sommes au col, je ne me souvenais pas que c’était si long … surtout dans le brouillard.

 

Normalement là « c’est beau » mais pas là…. On ne voit pas à 20 mètres, le temps de faire 2-3 photos avec le panneau du col et zou, on descend vers le lac de Ninu, où nous attend une petite surprise …

Au moment de faire la pause près du lac, les nuages décident enfin de se lever et on peut enfin apercevoir le paysage, certes le ciel bleu n’est pas là mais on peut rapidement apercevoir l’étendu verte rase qui s’étend au loin avec quelques vaches et quelques chevaux.

La traversée passe et on rejoint une zone rocailleuse pour faire la pause repas, la journée n’est pas finie mais on apprécie de manger. Sur tout Romain et Eliot qui se décharge des 4 melons …

La suite sera la jonction au premier refuge puis à notre refuge de Manganu.

Enfin arrivée, nous investissons nos campements déjà monté !! bah oui, on a la bouff mais on a pas les tentes, on les prend sur place !!! au vue du matelas dans la tente, du « frais » et de l’étape du lendemain, je décide de dormir dedans pour cette fois … Yann regrettera mon choix …. Désolé.

La douche du soir dans la rivière à 11°C fera faire des économies !!! on y reste pas longtemps, même si Simon s’y plonge, la baignade est courte … mais bien drôle.

Même avec le brouillard c'est beau !!!
Même avec le brouillard c'est beau !!!
Même avec le brouillard c'est beau !!!
Même avec le brouillard c'est beau !!!
Même avec le brouillard c'est beau !!!

Même avec le brouillard c'est beau !!!

Etape 6 : Manganu – Corte : La dernière

Pour cette dernière étape, une longue distance nous attend, 25km environ et 1200m de dénivelé négatif d’après la carte (détail important …)

Le levé à l’aube pique les yeux, il est dur de se mettre dedans mais pas le choix alors c’est partie, rangement des affaires et hop, chauffage du thé pour 5-6 avec 1 sachet !!!! Rendement et économie assuré !!!! (les jeunes ont surtout oublié de prendre leurs doses …)

Yann lui s’occupe du lait, en partie mangé par le renard de la nuit …. Sont filou quand même, arriver à sentir le lait concentré dans leurs emballages fermés eux même dans un sacs ziploc !!!!

L’embuscade des renards ne généra pas les jeunes qui n’ont rien vue puisqu’il reste encore du lait à la fin du petit déjeuné.

Départ presque à l’heure avec 15 minutes de retard.

Bizarrement, depuis l’étape d’Evisa, les jeunes restent groupés, ils ont enfin tous pris la même vitesse …. La descente est attaqué et après l’agréable début sur le plateau, c’est les cailloux qui nous attendent … on descend, on descend, les virages se suivent et se ressemble, la descente parait trèèèèèès longue….

c'est beau mais c'est long
c'est beau mais c'est long

c'est beau mais c'est long

La première partie fait quand même perdre du dénivelé, environ la moitié mais une longue partie nous fait rester à niveau, des petites montées nous font même reprendre de la hauteur … à chaque virage, on croit qu’ensuite ça va descendre mais non, on continu à rester à plat …

La radio est en route, les jeunes, depuis quasiment le début (le temps de se réveiller) débitent une quantité de parole impressionnante de par leurs jeux et énigmes … j’ai les oreilles qui bourdonnent …. Il est temps pour moi de prendre un peu de distance sur l’arrière pour laisser un peu respirer mes oreilles … et c’est peu après, qu’au détour d’un virage, je vois Emma et Anais pliés de rire sans vraiment comprendre pourquoi … mais que leurs arrivent-elles ???

Je demande mais les fous rires ne permettent pas de répondre … « bon ben on y va alors ? » c’est là que Emma me répond que ce n’est pas possible et me montre ça chaussure … je dois avouer que je ne m’attendais pas à cela. La moitié de la semelle se décolle littéralement de la chaussure … difficile d’avancer dans les cailloux de cette manière.

Après petite réflexion, je me dis que pour une fois, je n’aurai pas emmené ma cordelette pour rien !!! 2 rafistolages plus tard, Emma peut repartir et rejoindre Yann arrêté plus bas près du pont annonciateur de bonne nouvelle. Je rajouterai à ce moment 2 cordelettes sur l’avant des chaussures parce que ceux-ci commencent également à se décoller … je crois que les chaussures ont fini leurs vies en corse ….

Corse trip V3
Corse trip V3

Le pont, celui où l’on a mangé et passé un moment il y a 5 ans. Cette année, nous y ferons qu'une courte pause. Les nuages menacent devant et derrière et prendre une arrosée avec des orages à cet endroit n’est pas des plus conseillé. (Historiquement aussi le pont où les sacs se sont bizarrement alourdis …)

Le chemin qui suit n’est plus couvert par les arbres, ça monte, ça descend, la poussière vole, les gens sont plus fréquent … bref, c’est moins drôle !!!

Surtout quand Yann décide d’accélérer dans les monter, l’effet de masses nous fait courir dans les descentes nous … génial !!! (En plus de devoir accélérer dans les montées …)

La destination finale est enfin en vue, tout le monde est fatigué, et tout le monde est ravi d’arriver au camping pour manger !!! miam …

Au final, se sera 1500m de dénivelé négatif et 300 de positif fait dans la journée en 5h30 de marche pour 25km … belle perf les jeunes …

Corse trip V3
Corse trip V3

Fini, la rando est fini, et on va fêter ça à la rivière en se baignant et se rafraichissant … et en courant un peu pour certain. Il y a même un stand de massage …

Petit apéro offert par les jeunes (merci) en juste retour de l’apéro offert par Yann à Girolata.

La soirée sera autour d’une salade et …. De pizza !!!! … c’est vraiment la fête mais les jeunes sont tellement fatigués qu’ils n’arrivent pas à tout finir !!! Obligé de se forcer pour ne pas jeter … (mais rien n’est partie à la poubelle !!!)

Les jeunes dorment quasiment tous dehors, pas de renard pour cette nuit (pas entendu en tout cas)

Dernier jour : le retour :

Après avoir récupéré les billets de train la veille, nous nous rendons tôt à la gare pour que Camille puisse faire la route en voiture avec sérénité. Le temps d’attente est un peu long mais une fois dans le train, on peut se reposer dans l’espace climatisé … et profiter du paysage de la corse avant de partir …

Arrivée à Calvi, je dois rejoindre Camille pour passer le camion au port pour ensuite, revenir voir Yann et les jeunes pour passer le groupe.

Camille est en haut de Calvi, donc tout à remonter à pied avec mon sac plutôt lourd et une petite douleur en bas du mollet qui traine depuis 1 ou 2 jours … Trouvé, on redescend devant la police qui fait la circulation et Camille est paré pour monter dans le bateau. Je retourne voir les jeunes qui trainent de l’autres coté du port avec le pain frais du repas.

La vue pendant le retour en train ...

La vue pendant le retour en train ...

Et voilà, nous sommes dans le bateau, la boucle est bouclée, la rando est terminée, tout le monde est vivant et entier (enfin je crois), le bateau commence à sortir du quai, il est 14h30 …… et je n’ai toujours pas mangé, J’AI FAIIIIIIM …

Ça tombe bien, la salade de la veille est dans mon sac !!! Miam, pendant que Yann sort le jambon, le fromage et le pain frais pour les jeunes, je dévore la salade et les 2 parts de pizzas qui me restaient. (Je vous avais dit que rien n’était partie à la poubelle !!!)

Dans le bateau, je retrouve mes reflex à la crapette, Eliot en pâtira, désolé, j’y ai un peu trop joué étant jeune … dédicace à ma sister avec qui j’ai fait un nombre incalculable de partie …

Débarquement à Nice :

C’est repartie, il faut aller chercher le second minibus à l’aéroport, la sortie de Nice est compliquée entre la circulation, les panneaux et le GPS qui ne disent pas la même chose, on arrive tout de même à destination. La récupération est longue mais j’ai enfin un minibus, plus qu’à revenir chercher les jeun’s qui poirotent depuis 2h au bord du quai … désolé ….

Le retour est efficace, petite pause au bout d’une heure pour équilibrer les moyens de paiement de péage et tenter de régler ce satané siège qui ne bouge pas !!! On repartira 20 minutes plus tard en ayant fait une vrai pause …. Et en ayant pas réparé le siège …

2h plus tard, tout le monde dors dans les bus et la pause s’impose. Camille et moi allons prendre un café histoire de sortir les yeux de la route tandis que Yann continu à dormir. Nous sommes en forme et décidons de continuer à rouler ensemble. Yann est déclaré sur le minibus mais pourra dormir avant de repartir demain matin sur le Grand Duc … Quel homme important !!!

A 2h15 du matin, nous sommes à saint Etienne de Crossey, la route a été longue …

Le temps de rentrer à la maison et il est 3h30 quand je me couche … une bonne nuit m’attend avant de repartir demain rendre les minibus et récupérer les dossards pour le Grand Duc de dimanche … ça va faire mal !!! (contre toute attente, je ferai une grosse perf .. mais c'est une autre histoire)

Mon sandwich du retour. Tellement appétissant mais mangé bien plus tard car fini tous les restes avant ...

Mon sandwich du retour. Tellement appétissant mais mangé bien plus tard car fini tous les restes avant ...

Bilan :

Ce fut une belle semaine de découverte, et d'apprentissage pour les jeunes.

Egalement une belle semaine d'entrainement. Mine de rien, les km ont été bien enfilés, autant en distance qu'en dénivelé ... Et les heures n'ont pas été comptées !!

Epuisante mais dépaysante, la beauté de la Corse se confirme et on y retournera surement !!

Pour ma part, je ressort de ce stage bien fatigué mais heureux de ces 8 jours passés avec des jeunes très actifs mais pas si méchant. être sur le sentier me va mieux que de gérer l'intendance ...

Pour eux, plus qu'à profiter des vacances d'été. Pour moi plus qu'à retourner au boulot avec des images pleins la tête et une envie folle de repartir en vacance ...

 

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